Il est impossible de bien lire la tora sans MAITRISER (et non pas mépriser ) les taâmim !!!!!!!!!!!!
Il y a des règles, et, on ne peut pas se permettre de de faire n' importe quoi car le kahal se rend quitte par la lecture du baâl koré.
De plus, ce même kahal va déduire des mauvaises règles malgré lui si la lecture est très approximative.
En plus, c'est pas compliqué ( avec un peu d'entrainement bien sûr ).
La base de base ( expression bien de chez nous pour exprimer ce paroxysme ) est acquise en quelques heures, puis, on se surprend à reprendre le h'azane ( chose impensable auparavant ):
ET LA, ON KIFFE !
Commencez par lire plusieurs fois les noms des taâmim avec le signe de leur cantilation associé au mot (sous ou sur, ça dépend du taâm).
Il est évident que l'on ne peut pas laisser la question de la prononciation du alef bet en suspend.
J'ai appris, comme tout le monde, au keteb le alef bet "moderne", et, je ne comprenais pas pourquoi mon grand père Z"L avait un "drôle d'accent" quand il faisait le kiddouch.
En vérité, un trésor se cachait dans cette prononciation et je ne m'en suis aperçu que trop tard. En tant que djerbien, il a étudié à la grèba et connaissait la tora par coeur.
Alors je me suis dis : " je reste un breul ou je rectifie le tir ? "
Avoir quelqu'un "sur son dos " dès que l'on fait une erreur , même minime, est la meilleure façon d'évoluer rapidement.
Mais ça se travaille quand même :
Le livre à posséder est un siddour " Ich Maçlia'h", qui existe aussi en français (pour commencer)
Un autre livre existe pour les enseignants du primaire en Israel qui est formidable (également par kisse rahamim) : Meppi ôlalime, d'ailleurs, mes enfants apprennent l'Aleph bet à partir de ce livre.
Tout y est, il n'y a plus qu'à lire.
Petit extrait des erreurs à éviter :
- BET : lettre labiale à différencier du "p". Pourim et non Bourim. Péssah et non béchah'.
- Guimel : avec un point(daguech) se lit " GUEU".
- Rimel : sans point se lit "reu" . ex: Marène Avraham
- Dalète : "D" avec un point.
:sans point, pour les puristes :"Z" arabe ou "THE" anglais . ex: " éh'aazzzz" (personnellement, je ne le prononce comme ça que pour la phrase "chémâ Israel")
- hé : "h" aspiré et non comme un "alef"
- waw : 2 profiles
- tunisien : se dit W (ouaou) si est en début et /ou en fin de mot ex: panaw.
- djerbien : tous des W ex :dawid, Kawé.
- zayine : z
- le H'ète : le "H" du fond de la gorge comme la h'ota espagnole (juan) ex; achère baH'ar banou et non pas bahar banou.
- le Tète : un "T" fort sans daguèch
et très fort avec un dagèch
-le taw avec point : "T" normal
-le taw sans point :entre le "t" et le samekh' comme "think" en anglais
- le caf est différent du Kouf:
le caf : un "que" simple
- le "âyine" : hyper différend du "aleph"
plus profond
- le Kouf : un "que" plus profond que le caf , comme le "caf" arabe
le çadé :différend du sine et du samèkh'
il se prononce beaucoup plus fort
Surtout, ne prononcez pas "TSADE" pour prier, cette lettre n'existe pas dans les langues sémites.
Sinon, comment allez vous faire la différence entre la maça(Mem, çadé déguoucha,Hé) et maça (a trouvé) mem çadé alef.
On ne peut pas mettre de daguech dans un TSADE!!!!
Comment RACHI (un français) écrivait "glace" en hébreu ?
Avec un "çadé".
"France" ? avec un çadé
- Le rèche : différend du "rimel"
le rèche est un "r" hongrois (mettez la chaine russe, vous allez comprendre)
Mais, mieux que tout, ecoutez les cours du rav meir Mazouz !!!! ( j'ai appris comme ça )
Même les marocains reconnaissent qu'il est le boss en dikdouk
écoutez le rav mazouz parler de la grammaire !!!!!
extrait du coffret de 8 cd de téhilim, une mine d'information, vous devez l'acheter.
http://www.kisserahamim.com/musiques.aspx
O B L I G E
grosso modo: celui qui ne connait pas la grammaire ne connait rien
Il faut faire très attention à bien ponctuer le daguesh , sinon, on change souvent la signification du mot.
un exemple classique ?
quelle est la différence entre yamim et yammim ?
(daguech dans le premier "mèm")
Réponse:
yamim , ce sont "les jours"
yammim, ce sont "les mers" (méditérannée,noir ...)
C'est quand même pas pareil !!
Et là je vous donne un seul mot, mais, imaginez dans toute une prière le nombre de non sens que l'on peut faire si on ne respecte pas les règles essentielles ?
Hachèm nous récompense en fonction de nos efforts, car, il est évident qu'on ne peut pas faire une téfila parfaite à chaque fois, mais en persévérant, on aura la satisfaction de dire les mots qui sont écrits et non ceux que l'on veut lire parcequ'on a la flemme.
Autre exemple à tenir compte d'une erreur flagrante commise pendant les yamime noraime:
Anénou élohé avraham, répond nous (exauce nous) D... d'Avraham !!!!!!!!!!!
Beaucoups de gens mettent un daguèch, à tort, dans le premier "noun".
Pourquoi , à tort ?
Car, en accentuant sur ce "noun", vous changer le mot, et, ce n'est plus le verbe "répondre" mais "souffrir".
"fais nous soufrire, D... d'Avraham" ? Hass wéchalom !!
Imaginez une prière dans laquelle vous demandez à souffrir
Tous les jours, je découvre des erreurs de prononciation que je commets, mais hachem n'est pas dupe, il sait qui fait des efforts pour ne pas en faire .
Que nous en fassions tous partie !!!!!!!!!
Amen
A SUIVRE